Stéphane DELAUNAY, "RENCONTRE"

par Bartholomé Orillon

L’artiste que nous avons la chance de vous présenter à Lavilla-EDA est Stéphane Delaunay.

Une première pour l'artiste Lavallois.

Stéphane Delaunay en quelques mots :

Stéphane Delaunay est un artiste actuel, né le 5 février 1971 à Angers, sous le signe du verseau. Un élément à souligner selon lui : « Le verseau c’est le vent, le vent est synonyme de courbe, il est volatile, léger. Cela est significatif pour moi, car j’espère tendre vers une peinture où les images se meuvent avec souplesse. »

L’artiste est diplômé du DNSEP de l’École des Beaux-Arts d’Angers en 1998, il est actuellement membre du Groupe ZUR connu pour leurs performances in'situ. Cependant, son activité principale reste la peinture : « Mon atelier est l’endroit où je passe le plus de temps lorsque je ne suis pas avec mon fils. » Ses divers domaines de création nous permettent de vous le présenter comme un artiste, plasticien, performeur.

Une rencontre

Nous nous retrouvons dans un atelier jonché de toiles, les portes ont même du mal à s’ouvrir. Une odeur forte se dégage, l’odeur de la peinture à l’huile.

C’est dans une pièce attenante que je suis installé. Une pièce avec des murs blancs, un canapé, un clou est planté dans le mur. C’est ici que nous ferons la pré-sélection des œuvres pour l’exposition qui aura lieu à Lavilla-EDA. Un moment intense où il me montre son travail, me le raconte, nous discutons et partageons l’instant.

Le travail de Stéphane Delaunay - quel que soit le médium - est un équilibre d’abstraction et d’éléments figurés. Ces éléments figurés sont d’une simplicité émouvante, ont un caractère intemporel, ils nous permettent alors de se défaire de toutes affiliations culturelles.

Ils sont une ouverture vers la poésie et le questionnement peu importe nos acquis. Je n’aime pas le mot accessible - car il pourrait être perçu comme négatif - mais c’est là toute la force de l’artiste.

Il aime quand ses images dépassent les convenances et les codes culturels, en se jouant de leur naïveté.

Je cite : « J’espère que cette poésie symbolique peut parler à tous grâce à des représentations qui font écho à l’inconscient collectif. J’espère créer l’introspection au moyen de toiles qui appellent l’œil. J’apprécie quand l’objet artistique nous donne des nouvelles de nous, j’ai le désir que le spectateur ne soit pas que spectateur, mais que l’image lui donne des informations sur lui, crée des sentiments, s’il en a la volonté. » Des images qui sont toujours source d’évocation symbolique. Il y a là l’ambition de développer un sentiment chez le spectateur, et ce, sans l’emmener dans une direction précise. Il est parfois vertigineux de se trouver devant une toile abstraite. Ici, nous sommes accompagnés par des indices tels qu’un horizon, une figure familière, une verticalité. C’est avec beaucoup d’humilité que le peintre parle de ses ambitions, de ses envies. « Peut-être », « j’espère », « je tends vers ça », ce sont les mots qu’il emploie pour parler de celles-ci.

Lorsque le repentir est fort,
la question de quand s'arrêter survient

Pour cela, l’artiste me donne des éléments de réponse :

« Je m’arrête au moment où je me projette au niveau du regard, quand la toile me questionne et m’émeut. Ensuite, quand je pense avoir fini une œuvre, je la monte dans ma pièce de vie, je l’accroche et je vois comment je réagis face à elle, comment mon fils réagis face à elle. Parfois, une toile ne reste même pas trois jours accrochée puis elle redescend à l’atelier car à mon sens elle n’a pas encore trouvé son équilibre. La question de quand arrêter est là, quand il y a cet équilibre »

Un jeu d’équilibriste entre la main et l’esprit ; équilibristes que je suis aussi en devenant spectateur.

Dans sa peinture, il me conte un mode de pensée, il cherche à me mettre en phase avec mes émotions par rapport à ce que j’observe.

Dualité avec une actualité où moi et mes contemporains nous ne sommes pas connectés de nos sens ? Sa peinture n’a rien de politique ; mais l'artiste nous invite à être attentif à nos émotions. Offrons-nous donc ce moment d’intériorité en observant l’œuvre de

Stéphane Delaunay. © Bartholomé Orillon

Quelques images de l'exposition

et du vernissage

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